La modélisation directe en CAO

Paris, Novembre 2020

Pour expliquer la modélisation directe en CAO, commençons par expliquer ce qu’elle n’est pas, à savoir que la modélisation directe n’est pas paramétrique. Elle ne repose donc pas sur un historique de conception.

Comment effectuer des modifications si on ne peut pas se baser sur un historique de conception ?

Poser cette question est révélateur et démontre comme on peut être prisonnier d’un système ou d'une méthode d'enseignement. C’est comme si un développeur SAP posait la question suivante : comment arrivez-vous à modifier une donnée sans ouvrir 10 fenêtres différentes ? Ou encore, pourquoi faire simple si on peut faire compliqué.

Présentée simplement, la modélisation directe c’est comme sculpter ou modeler avec de la pâte à modeler. Beaucoup de designers semblent avoir complètement oublié ce bel aspect de leur enfance. On tire un peu à droite, on rajoute un peu de matière là, on l’arrondit un peu de ce côté-ci, bref des gestes naturels. C’est aussi simple que le copier-coller. Vous pouvez retirer des pièces ou même des assemblages et les coller ailleurs. Comme il n’y a pas d’historique contraignant, cela n’a aucun impact sur votre géométrie.

A ce stade, si vous travaillez sur Solidworks, vous écarquillez les yeux ou vous vous pincez pour être certain que vous ne rêvez-pas...

La modélisation directe vous laisse gérer la conception facilement en autorisant le pointage sur une dimension spécifique ou en tirant une géométrie vers un point, une autre géométrie etc …

"En modélisation directe, l’arborescence n’est pas votre modèle !
"Votre géométrie est votre modèle !"
"Vous êtes le maître de votre géométrie, vous n’êtes pas prisonnier de contraintes."

Les logiciels basés sur la modélisation directe supportent toutes les fonction CAD de modélisation : solide, fil de fer, surfaces, assemblages. La modélisation directe accepte tous les formats (IGES, STEP, …). Rien ne manque.

La modélisation directe est très conseillée pour passer de la 2D vers la 3D car l’approche est très similaire et naturelle.

Faut-il pour autant nier la modélisation paramétrique ?

Certainement pas. La modélisation directe et la modélisation paramétrique (basée sur un historique de conception) peuvent être complémentaires en réalité (d'ailleurs dans IronCAD, vous pouvez également concevoir en mode structuré, c-à-d paramétrique. mais à la base IronCAD est un modélisateur direct auquel on a ajouté la modélisation structurée et pas l'inverse).

Dans certains secteurs industriels, nous pensons à l’aéronautique par exemple, la modélisation paramétrique garantit, grâce à ses fondations mathématiques, la robustesse du modèle en ce sens que la somme des contraintes et des paramètres empêchent toute déviation pouvant se révéler catastrophique.

"Pour l’anecdote, nous avons un jour vendu IronCAD à une entreprise équipée de 25 licences Solidworks. Le responsable du bureau d’étude avait effectué la requête suivante sur Google : CAO non paramétrique. Nous en concluons qu’il devait éprouver une certaine frustration dans sa créativité."

Pour autant que l’arborescence soit bien pensée ! Et c’est certainement le talon d’Achille de la modélisation paramétrique. Chaque designer est persuadé que son arborescence, donc son scénario est le meilleur. Mais on peut rarement anticiper le comportement de l'utilisateur final ou d'une modification de dernière minute, qui fait que ce bel historique de conception et son côté rigide fait finalement tout capoter ! On est parfois supris à l'arrivée.

De nouveau, la grande force de la modélisation directe fait qu’elle autorise la modification d’une géométrie sans avoir à éditer quoique ce soit ailleurs.

Enfin, la modélisation directe est idéale pour créer des surfaces complexes à la volée.

Il est maintenant temps pour vous d'essayer le logiciel de modélisation directe par excellence: IronCAD